La chromothérapie, qui travaille la couleur dans une démarche de bien-être, n’est pas un traitement médical et ne remplace jamais un avis ni un suivi médical. Les principales précautions concernent la lumière elle-même : les personnes sensibles aux lumières clignotantes (épilepsie photosensible), celles qui ont une maladie des yeux, ou qui prennent certains médicaments doivent en parler à un médecin avant d’utiliser une lampe ou une source lumineuse intense.
Ce que cet article est, et n’est pas
Cet article rassemble des repères de prudence tirés de sources publiques, citées en bas de page. Il ne pose aucun diagnostic et ne donne aucun avis médical : face à un symptôme, une maladie ou un traitement en cours, la bonne personne à consulter est un médecin. Informations vérifiées le 26 octobre 2026.
Épilepsie photosensible : les lumières clignotantes
Chez certaines personnes épileptiques, des crises peuvent être déclenchées par la lumière. D’après l’association britannique Epilepsy Action, environ 3 à 5 % des personnes épileptiques sont photosensibles, et les cas débutent surtout avant 20 ans. Le risque tient surtout au clignotement : la plage la plus à risque se situe entre 10 et 25 flashs par seconde, avec des sensibilités possibles entre 3 et 60. Une lumière très vive couvrant une grande partie du champ visuel aggrave le risque. Parmi les sources citées : stroboscopes, flashs, ampoules qui scintillent, certaines guirlandes, reflets sur l’eau, soleil filtré par les feuillages, motifs très contrastés, et changements de couleurs marqués, notamment du rouge vers le bleu.
La règle de prudence est simple : toute personne qui a déjà eu une crise, ou qui se sait photosensible, ne s’expose pas à une lumière clignotante ou à des changements rapides de couleur, et demande l’avis de son médecin ou de son neurologue avant toute séance utilisant la lumière. Une projection de couleur fixe et stable n’a pas le même profil qu’un jeu de lumières qui défile, mais c’est au médecin d’en juger.
Yeux sensibles et maladies oculaires
Un article de Vidal (février 2026) sur la luminothérapie indique qu’aucune complication oculaire sérieuse n’est directement imputée à des séances réalisées avec du matériel adapté, muni d’un filtre contre les ultraviolets. Il précise cependant qu’en cas de glaucome, de cataracte, de rétinopathie diabétique, de dégénérescence maculaire ou de rétinite pigmentaire, une aggravation est théoriquement possible, et qu’un avis ophtalmologique est conseillé avant d’entamer ces séances. Ne regardez jamais une source lumineuse intense en face, et arrêtez si vous ressentez une gêne.
Lumière bleue et lumière vive
L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), dans son expertise de 2019 sur les LED, retient qu’une exposition intense à une lumière riche en bleu est toxique pour la rétine, et qu’une exposition prolongée est associée à la dégénérescence maculaire liée à l’âge. Elle note que le cristallin des enfants filtre moins bien la lumière bleue, et recommande de limiter l’exposition aux écrans LED le soir et la nuit, surtout pour les enfants et les adolescents, ainsi que de préférer un éclairage domestique « blanc chaud ». Pour le grand public, seules les lampes classées en groupe de risque 0 ou 1 (norme NF EN 62471) sont autorisées.
En pratique : pas de source lumineuse très riche en bleu à faible distance des yeux, pas de séance tardive devant une lumière intense, et une vigilance accrue avec les enfants.
Lampes de luminothérapie : à choisir et à utiliser avec prudence
- Une lampe de luminothérapie n’est pas un gadget d’ambiance. Selon Vidal, la Haute Autorité de santé (guide de 2009) recommande la luminothérapie dans la dépression saisonnière, sous contrôle médical, après confirmation du diagnostic et avec du matériel conforme.
- Vérifiez la notice : intensité, distance, durée conseillées, filtre contre les ultraviolets, marquage CE. Suivez les consignes du fabricant, sans les dépasser.
- Une lampe dite « de simulation de l’aube » n’est pas un dispositif de luminothérapie, rappelle Vidal.
- Le trouble bipolaire appelle de la prudence : la luminothérapie peut, dans de rares cas, déclencher un épisode maniaque ou hypomaniaque, d’où un suivi médical.
- Certains médicaments (cyclines, quinolones, amiodarone, isotrétinoïne, millepertuis) peuvent rendre sensible à la lumière : à signaler à votre médecin ou à votre pharmacien.
- Évitez d’appliquer sur le visage un produit photosensibilisant pendant une séance.
Pour les repères d’usage d’une lampe, lisez aussi l’article sur les lampes et leurs règles.
Ne pas remplacer un traitement
Couleur et lumière s’utilisent comme un complément de bien-être, jamais à la place d’un traitement prescrit, d’une consultation ou d’un suivi médical. N’arrêtez ni ne modifiez aucun traitement de votre propre initiative. Si une douleur, une gêne visuelle, des maux de tête, un malaise ou un trouble de l’humeur apparaît pendant ou après une séance, interrompez-la et contactez un médecin. En cas de malaise grave, appelez le 15.
Si vous voulez pratiquer
Un praticien de bien-être ne pose pas de diagnostic et oriente vers un médecin dès qu’un doute de santé se présente. Le cours présente la chromothérapie, la luminothérapie et l’héliothérapie en huit modules, dont le module 2 sur les lampes, les règles d’usage et la « posologie » de la lumière. Pour le soleil, voyez héliothérapie, soleil et prudence.
Questions fréquentes
La chromothérapie est-elle dangereuse ?
Utilisée comme pratique de bien-être, avec des couleurs stables et sans lumière intense ni clignotante, elle présente peu de risques. Les précautions concernent surtout la lumière : épilepsie photosensible, maladies des yeux, lampes intenses, lumière bleue. Dans le doute, demandez l’avis d’un médecin.
Qui doit éviter la chromothérapie ?
Il n’existe pas de liste officielle propre à la chromothérapie. Les personnes sensibles aux lumières clignotantes, celles qui ont une maladie oculaire, un trouble bipolaire ou un traitement rendant sensible à la lumière doivent demander l’avis d’un médecin avant de s’exposer à une lumière intense.
La chromothérapie peut-elle remplacer un médicament ?
Non. Elle ne soigne pas et ne remplace ni un traitement, ni une consultation, ni un suivi médical.
La lumière bleue est-elle dangereuse pour les yeux ?
Selon l’Anses, une exposition intense à une lumière riche en bleu est toxique pour la rétine, et les enfants y sont plus sensibles. L’agence recommande de limiter les écrans LED le soir et la nuit et de préférer un éclairage « blanc chaud ».
Peut-on utiliser une lampe de luminothérapie sans avis médical ?
Vidal déconseille d’acheter une lampe grand public pour se traiter soi-même sans avis médical. Si vous en utilisez une, suivez à la lettre la notice du fabricant et parlez-en à votre médecin.
Sources consultées le 26 octobre 2026
- Epilepsy Action, Photosensitive epilepsy.
- Vidal, Fiat lux ! La luminothérapie contre la dépression saisonnière (5 février 2026).
- Anses, LEDs and blue light (13 août 2019).
En vous inscrivant depuis ce bouton, vous aidez ce site : l’organisme lui reverse une commission, et votre tarif reste identique.
À lire ensuite

Luminothérapie : les lampes et leurs règles d’usage
Les repères pour lire une lampe de luminothérapie et en respecter les règles.

Héliothérapie : le soleil comme source de bien-être, avec rigueur
Comment conseiller une exposition au soleil de façon sûre : durée, moment, précautions.

Qu’est-ce que la chromothérapie ? Définition et principes
La définition claire de la chromothérapie, ses principes et la différence avec la luminothérapie.